Notre philosophie de l'humanitaire
Partout dans le monde, la médecine allopathique constitue le fondement irremplaçable de tout système de santé. Sur tous les continents et dans la plupart des pays, le médicament allopathique demeure bien souvent l'unique moyen de se soigner. Pourtant, l'allopathie démontre ses limites lorsqu'elle constitue la réponse unique, exclusive, aux problèmes de santé publique. Dans un environnement où la souplesse et l'adaptabilité apparaissent en effet désormais comme des paramètres vitaux, une politique de santé doit s'appuyer sur des techniques thérapeutiques diversifiées et adaptées aux réalités du pays. A notre sens, cela n'est pas le cas dans les pays pauvres ou en voie de développement, et notamment en Afrique.

Au plan national tout d'abord, la place quasi exclusive qu'occupe l'allopathie enferme ces pays dans un état de dépendance vis-à-vis de l'industrie pharmaceutique. Au plan humain ensuite, la réalité du terrain démontre à l'évidence que la médecine allopathique n'est pas toujours adaptée aux ressources des populations africaines. Pour la très grande majorité des gens, les médicaments allopathiques sont d'un prix excessif. Il n'est pas rare qu'après une consultation à l'hôpital ou au dispensaire, l'ordonnance établie par le médecin ne soit même pas présentée à un pharmacien car les malades n'ont pas les moyens d'acheter les médicaments prescrits. Dans le "meilleur" des cas, le malade qui s'est vu prescrire 5 jours d'antibiotiques n'achètera son médicament que pour 2 ou 3 jours, anéantissant ainsi par avance l'efficacité du traitement. Dans le pire des cas, il achètera ses médicaments dans la rue et l'on sait à quels risques il s'expose alors.

Face à ce constat, quelles solutions imaginer pour que le droit de tous à la santé devienne une réalité ? Quelle alternative proposer au "tout-allopathique" ? Comment permettre aux plus pauvres d'accéder à un système de soins? Comment sortir l'Afrique de sa dépendance pharmaceutique ? Comment utiliser les ressources naturelles de l'environnement - et notamment la richesse du règne végétal - pour diversifier les voies d'accès à la santé et créer des emplois ?

Une des réponses consiste selon nous à intégrer au système de santé des pays africains des approches thérapeutiques complémentaires à l'allopathie et parfois alternatives. Homéopathie, ostéopathie, auriculothérapie sans aiguilles, phytothérapie... apparaissent comme des techniques légères, peu onéreuses, efficaces, et particulièrement bien adaptées aux exigences des pays visés. Ce sont ces techniques que nous allons dispenser au BURKINA FASO, au SÉNÉGAL, au CONGO, au MAROC, et à MADAGASCAR. L'objectif final est de favoriser une plus grande autonomie du pays en matière de santé publique. D'une part, nous formons des praticiens sur place, d'autre part nous faisons fonctionner des dispensaires gratuits à l'usage des populations urbaines et rurales. C'est toujours une belle et grande aventure humaine.

Selon les années et les destinations, le groupe qui nous accompagne dans ces missions compte de cinq à dix personnes. Toutes ces personnes suivent à l'arrivée dans le pays une formation d'une durée de trois jours délivrée par mes soins. Les participants sont intégrés à un groupe de praticiens locaux qui suivent la même formation afin de poursuivre notre travail après notre départ. Cette formation est indispensable. En effet, si de plus en plus de jeunes, mais aussi de moins jeunes, sont prêts à donner beaucoup d'eux-mêmes pour venir en aide aux populations les plus déshéritées du globe, la bonne volonté ne suffit pas. Dans le domaine de la santé notamment, l'urgence est partout ! Il faut être opérationnel et efficace pour apporter une aide concrète. Grâce à cette formation, les participants, humanitaires ou praticiens du pays, se familiarisent avec les bases des approches thérapeutiques enseignées. En fonction de la mission, il peut s'agir d'ostéopathie douce Poyet, d'homéopathie symptomatique, d'auriculothérapie sans aiguilles, etc. Pendant le reste du séjour, ils interviennent ensuite au sein d'un dispensaire de ville ou de brousse sous les directives du chef de mission et ont recours (exclusivement !) aux techniques qui leur ont été enseignées.

Les groupes se constituent parfois très en amont d'une mission. Une rencontre non virtuelle et un entretien avec un ou deux responsables sont un préalable non discutable. Il est en outre demandé à chaque participant de signer une charte qui l'engage sur un certain nombre de points majeurs : acceptation de notre philosophie de l'humanitaire, qualité de la vie en groupe, respect des coutumes et valeurs du pays d'accueil, discrétion, humilité, réserve, compréhension évidente de ce qu'est la juste place de chacun. Tout n'est pas rose, loin de là, car il nous arrive d'intervenir dans des conditions parfois très éprouvantes, notamment dans des camps de réfugiés. Les âmes sensibles comprendront qu'il est préférable de s'abstenir. La mission ne saurait par ailleurs être comprise comme un voyage organisé. Nous apportons nos conseils et l'expérience de nos missions précédentes depuis 15 ans. Nous faisons bénéficier les candidats de tous nos contacts politiques, administratifs et sanitaires en Afrique ou ailleurs. Nous permettons ainsi aux candidats de réaliser une mission humanitaire sans se préoccuper des difficultés inhérentes à sa préparation.

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