C'est à MAHAMBO qu'oeuvre principalement l'association "AIDE À L'ENFANCE". L’association est née d’un cercle d’amis qui, après avoir visité MADAGASCAR, a été frappé par la pauvreté des gens et les mauvaises conditions de vie des enfants. En 1994, la construction d’une crèche à Mahambo, petit village de pêcheurs  sur la côte Est, a été financée à 50% par l’association et à 50% par l’UNICEF. Depuis, l’association finance à elle seule les salaires de 4 éducatrices ainsi qu’un repas à midi et un goûter dans l’après-midi pour une centaine d’enfants. Ceci assure une nourriture régulière pour les enfants et permet aux parents de travailler dans les rizières qui sont éloignées du village. Les frais de fonctionnement sont assurés par les dons des membres de l’association ainsi que par l’hôtel La Pirogue, à Mahambo, qui verse 5% de son chiffre d’affaires à l’association.
«Aide à l’Enfance» a également financé d’autres actions : la création d’un  atelier de construction de maquettes de bateaux, l’achat d’une décortiqueuse de riz, ainsi que l’opération des yeux d’une fillette de 11 mois à l’hôpital l’Archet de Nice.
Le président fondateur de l’association est Bernard LALLEMAND, chef d’entreprise niçois et propriétaire de l’hôtel la Pirogue. Nous le remercions du fond du coeur pour l'organisation exemplaire qui nous a permis d'oeuvrer dans des conditions optimales.


L'Institut KINÉ-CONCEPT et la boutique MYO-MASSAGE ont soutenu notre mission et offert une dizaine de tables d'ostéopathie et du petit matériel de soin (gants et gel antiseptique). Toute l'équipe les remercie chaleureusement.

La mission à MAHAMBO en photos (ci-dessous)
Merci à Séverine et Valérie. Merci à Christian pour ses milliers de clichés.


Octobre 2006 : Mission à Madagascar

Au mois d'octobre 2006, j'ai conduit la plus importante mission depuis que j'ai commencé à faire de l'humanitaire. La plus importante parce que le groupe qui m'accompagnait comptait 14 personnes, et que nous avons pu en conséquence accueillir un nombre de patients impressionnant ! Avec une quinzaine de praticiens Malgaches formés en ostéopathie Poyet et en auriculothérapie sans aiguilles, avec quelques 800 consultations dispensées auprès de la population, la mission 2006 aura été indiscutablement un succès. Retour sur images et sur impressions !

MAHAMBO ! Le nom de ce village restera comme une évocation magique ; un peu comme comme "Akumamatata" pour tous les fans du "Roi Lion". A une heure de TAMATAVE, à 14 heures de minibus de TANANARIVE, MAHAMBO est un village où les bâtiments en dur se comptent sur les doigts d'une main. Le reste de cette bourgade malgache est composé de cases sur pilotis. Il y a le village à proprement parler, qui longe la route nationale ; et puis le bord de mer. C'est là qu'à 3 heures du matin, notre équipe arrive au bout du monde. Par une piste défoncée et sous une pluie battante, voici enfin le hâvre tant espéré : LA PIROGUE ! Il faudra attendre le lever du soleil pour découvrir ce coin de paradis. Longue plage de sable blanc, cocotiers, bungalows traditionnels... Nous ne rêvons pas : c'est bien notre camp de base. Le personnel de l'établissement est adorable et nous faisons très vite connaissance avec les pêcheurs qui partent chaque nuit devant nos bungalows et rapportent leur pêche étonnante vers 6 ou 7 heures du matin. Capitaines, mérous, dames tombées, requins, crabes géants et langoustes jonchent le fond des pirogues et la vente commence. Jour et nuit, la respiration du vent dans les palmes et le bruit de la mer qui monte et se retire. Juste cela pour rythmer les journées et habiter les nuits.

Dès le lendemain de notre arrivée, nous commençons à travailler. La crèche est choisie comme lieu de formation. Pendant 3 jours, élèves Français, Belges et Malgaches se côtoient et apprennent les bases de la théorie et les gestes essentiels qu'ils répèteront des centaines de fois pendant notre séjour. Ils sont attentifs, appliqués, demandeurs de précisions ; cette soif de connaissances fait plaisir à voir et à entendre. Le troisième jour, tout le monde commence à pratiquer et les patients sont au rendez-vous. Ils nous attendent chaque matin, parfois en famille, parfois venus de dizaines de kilomètres. Quelques élèves Malgaches assurent la traduction, parfois nécessaire pour comprendre la douleur et tisser ce lien d'un instant qui peut tout changer. A chaque instant, j'ai la confirmation de cette certitude qui m'habite depuis des années : il suffit de si peu de choses pour conduire à l'autonomie ! Quelques gestes, la transmission d'un savoir, un peu d'attention accordé à l'autre... Trois jours seulement ont suffi pour que certains élèves appliquent l'ostéopathie douce POYET avec le doigté, la légèreté, la souplesse qui caractérisent cette méthode et font toute sa magie. Je suis toujours émerveillé, toujours ému de voir ces mains se poser sur le corps "comme un papillon sur la fleur", ces paupières se fermer, et les mains s'envoler et accomplir leur mission là où la douleur les appelle. Maurice, où que tu te trouves, au paradis ou ailleurs, te rends-tu compte du chemin parcouru par ta méthode géniale ? De Vichy, dans l'Ain, à Mahambo, Madagascar ?...

Et puis, il y a l'oreille ! Ah l'oreille, quelle fascination pour tous ! Avec une petite sonde métallique ou un simple cure-dents, la planche auriculaire à portée de main, les élèves cherchent le point douloureux, traquent le signe de la grimace. Et lorsqu'ils l'ont trouvé et qu'ils ont bien travaillé, quelle joie de voir le patient accomplir un geste qu'il avait auparavant du mal à faire ! Nous nous souviendrons tous de cet ami hôtelier venu en boîtant et reparti en sautillant. Qui plus est, il avait entendu dire que l'auriculothérapie pouvait permettre un sevrage tabagique en douceur. Etait-il prêt à tourner la page ? Oui ? Alors, ce serait une formalité. Et le jour nous avons quitté Mada, il ne fumait toujours pas !

Après MAHAMBO, nous consultons pendant 3 jours à FÉNÉRIVE et 3 jours à FOULPOINTE, deux communes situées respectivement à une demi-heure et trois quarts d'heure de notre base. Le bouche-à-oreille fait affluer les patients et chaque membre de l'équipe finit par trouver sa place. Thierry devient très vite le spécialiste de l'auriculothérapie ; Véronique institue un service de pédiatrie à elle seule ; les stagiaires Malgaches qui ont parfaitement assimilé les approches thérapeutiques que j'ai enseignées prennent le relais et prodiguent des conseils à ceux qui ont encore un peu de mal à coordonner les différentes étapes de la méthode POYET.

Le dernier jour, nous organisons à LA PIROGUE une grande fête à laquelle nous convions tous les stagiaires, des amis de Bernard, et des personnalités du village. C'est un grand moment d'émotion et de convivialité. Comme dans toute fête africaine, il y a un protocole à respecter, des discours, des cadeaux, du punch coco, et des souhaits, beaucoup de souhaits. Souhait de nous voir revenir à MAHAMBO, souhait que nous formions d'autres praticiens, souhait de nous faire venir dans d'autres communes... Et nous ? Demain, une première partie du groupe s'envole pour la FRANCE ; l'autre moitié reste à Mada deux semaines de plus. Ce soir sera le dernier soir à dîner dans la grande salle à manger. Ce sera le bal "poussière" sur la plage éclairée d'un grand feu de bois. Ce sera la dernière nuit à écouter la voix de la mer raconter ses marées. La dernière nuit MAHAMBO.

Lorsque le jour se lève, vers 5 heures, nous sommes debout depuis une heure déjà. Bernard, Anita et Paquerette ont préparé notre dernier petit déjeuner. Le minibus ronronne, tout le monde s'embrasse, derniers gestes, derniers mouchoirs agités... En route ! Nous savons déjà que nous reviendrons à MAHAMBO.

Mission à MAHAMBO



L'équipe


Former, soigner, transmettre



Le retour des pêcheurs

Visages malgaches





Habitats malgaches

Animaux de Mada

Encore un peu de Mada...
avant la prochaine fois !






Merci à vous !